SIRSASANA : SANS APLOMB, «LA REINE DES ASANAS» DEVIENT L'ENNEMIE DE VOS CERVICALES
- Cath et Serge

- 30 déc. 2025
- 22 min de lecture
Dernière mise à jour : 10 janv.
ENTRE MYTHE ET RÉALITÉ : LA PROMESSE D'IMMORTALITÉ DES TEXTES ANCIENS
C'est souvent ainsi que Sirsasana est présentée : comme l'Asana indispensable, la priorité absolue de tout pratiquant. Les textes fondateurs du Hatha Yoga lui prêtent d'ailleurs des vertus extraordinaires.
La Hatha Yoga Pradipika (III.78-79) et la Gheranda Samhita (III.33-35) la présentent comme une pratique capable d'inverser le processus de vieillissement.
Elle est réputée pour éveiller Sahasrara Chakra et préserver l'Amrita, ce précieux nectar d'immortalité qui s'écoule du sommet du crâne et qui, selon la tradition, se perdrait normalement en étant consumé par le feu digestif.
Pourtant, dans notre quotidien de chercheurs en mouvement chez Cath et Serge Yoga, nous constatons une réalité bien plus nuancée. Si la tradition promet la vitalité et l'inversion du temps, la réalité anatomique de l'homme moderne, elle, impose la prudence. Sirsasana est une discipline de haute précision qui exige une préparation rigoureuse de l'architecture corporelle.
Nos corps d'occidentaux, marqués par la sédentarité, ne sont pas naturellement prêts à cueillir ce "nectar" sans la condition préalable de l'aplomb.
Sans cet axe, ce qui devait être un remède peut devenir une source de pathologie.
L'ASANA COMME ÉNIGME :
ATTEINDRE LE SOMMET DU CRÂNE :
Pour nous, l'enseignement du Yoga commence par le sens profond des mots. Les noms des Asanas en sanskrit portent une énergie vibratoire et un enseignement.
SIRSASANA :
Sirsa :
la tête, le crâne, mais aussi le sommet.
Asana :
la posture, que nous entendons ici comme un état à atteindre, à obtenir.
L'objectif est d'atteindre le Vertex, le point le plus haut du crâne. C'est là que se situe une zone Marma (point énergétique majeur) essentielle : Adhipathi, surnommé "le seigneur de tous"

SIRSASANA :
UN TADASANA INVERSÉ
Sirsasana n'est pas un exercice d'équilibre acrobatique ; c'est, par essence, l'asana de l’aplomb inversé.
Qu'est-ce que l'aplomb ?
C'est l'alignement précis des chevilles, des genoux, des hanches, des épaules et des oreilles. Pourtant, notre mode de vie moderne nous a décentrés : bassins projetés en avant, cyphoses dorsales, cambrures hautes dorso-lombaires....
Notre démarche :
à nous, Cath et Serge est très claire : il est impératif de restaurer cet aplomb dans la verticalité habituelle avant même d'appréhender le contact du Vertex avec le sol. Les Asanas sont des énigmes à résoudre pour le corps et des alignements énergétiques à découvrir par la réflexion et l'expérimentation.
Voir notre article sur les dangers des montées de Kundalini
SIRSASANA SOUS L'ŒIL DE LA SCIENCE :
RISQUES ET RÉALITÉS CLINIQUES
Depuis 2019, nos locaux à Nantes sont devenu un observatoire privilégié. À travers plus de 500 Bilans Posturaux Yoga, nous recueillons les témoignages de pratiquants francophones du monde entier.
Ce que nous observons sur le terrain corrobore les avancées de la recherche en biomécanique : l'intérêt pour Sirsasana a poussé la science à quantifier les contraintes réelles exercées sur le rachis cervical.
Les données sont sans appel : même avec une technique maîtrisée, la charge axiale sur le vertex atteint 40 à 48 % du poids total du corps (Hector & Jensen, 2014).
Sans la condition de l'aplomb, cette charge ne traverse plus le corps de manière fluide ; elle s'arrête net sur les structures les plus fragiles, transformant l'Asana en un vecteur de pathologie.
Cartographie des risques étayée par l'observation clinique :
Forces de cisaillement et micro-traumatismes :
L'absence d'alignement génère des contraintes asymétriques pouvant provoquer des entorses cervicales ou des syndromes de "Whiplash" (coup du lapin) par instabilité segmentaire.
Atteintes disco-radiculaires :
La compression axiale mal répartie favorise la saillie discale. Nous rencontrons fréquemment des cas de hernies discales cervicales et de névralgies cervico-brachiales chez des pratiquants dont la nuque "s'effondre" sous le poids du corps.
Risques vasculaires majeurs :
La recherche documente des cas de dissection de l’artère vertébrale suite à des extensions ou rotations extrêmes du cou, soulignant une fragilité vasculaire souvent ignorée (Han, Park, & Jin, 2016).
Le danger des rachis déviés (Cyphose et Scoliose) :
Pour un pratiquant présentant une cyphose dorsale ou une scoliose, prendre Sirsasana revient à "jouer avec le feu". La structure étant déjà hors de son aplomb, l'inversion de la gravité ne fait qu'accentuer les forces de cisaillement, risquant d'aggraver durablement les déformations et les compressions nerveuses.
Myélopathie compressive :
Pour les individus présentant un canal cervical étroit (sténose), la mise en charge peut comprimer la moelle épinière, entraînant des déficits neurologiques graves (Ferreira & Galvez-Jimenez, 2013).
Signaux d'alerte neurologique :
Toute sensation d'engourdissement, de fourmillement ou de perte auditive est le signe d'une pratique erronée qui lèse vos structures.
L'illusion de l'équilibre :
Il est crucial de comprendre que "tenir" Sirsasana est insuffisant. L'équilibre est souvent une illusion biomécanique obtenue au prix de compensations délétères. Si Tadasana est l'une des Asanas les plus exigeantes du Yoga, son inversion dans Sirsasana ne pardonne aucune approximation. Sans l'aplomb, la stabilité n'est qu'une lutte contre la gravité qui entame votre capital santé.
L'APPROCHE DE L'APLOMB :
RESTAURER L'AXE AVANT L'INVERSION
Pour nous, chercheurs en mouvement, la solution ne réside pas dans l'évitement de l'Asana, mais dans une rééducation profonde de la verticalité et un travail de préparation indispensable.

ANATOMIE APPLIQUÉE ET YOGATHÉRAPIE :
La charnière atlanto-occipitale :
un équilibre de haute précision
Tout se joue au sommet.
En Yogathérapie, nous considérons l'articulation entre l'atlas (C1) et l'occiput comme le "déclencheur" de la santé vertébrale. Elle doit impérativement rester libre pour permettre le réflexe d'autograndissement.
En Sirsasana, si la nuque est "tassée" ou projetée, vous perdez cette liberté. C'est pourquoi nous insistons sur la condition de l'aplomb : le bassin doit retrouver son antéversion physiologique pour que la colonne puisse s'ériger sans effort musculaire excessif.
Voir notre article sur le placement du bassin en Yoga.

Liberté segmentaire :
En Sirsasana, si la nuque est "tassée" ou projetée, cette liberté est perdue, transformant la posture en une contrainte traumatique.
Le rôle du bassin :
C'est pourquoi notre approche insiste sur la condition de l'Aplomb. Le bassin doit retrouver son antéversion physiologique pour que la colonne puisse s'ériger sans effort musculaire excessif.
Dynamique du mouvement :
Rappelons que le mouvement Atlas/Occiput correspond au petit "oui" de la tête (flexion/extension), tandis que le mouvement Atlas/Axis gère la rotation. En Yogathérapie, la maîtrise de ces micro-mouvements est la clé pour protéger les structures nobles.
Le moulage anatomique met en évidence la complexité de la partie supérieure du tronc. On y perçoit clairement que le crâne ne repose pas simplement sur le cou, mais s'articule avec une précision millimétrée sur l'atlas. En Yogathérapie, nous utilisons ce modèle pour montrer aux pratiquants que tout tassement de la nuque ou projection du menton vient immédiatement verrouiller cette charnière, empêchant le réflexe d'autograndissement indispensable à Sirsasana.
Le Vertex :
le point de contact souverain
Nous apprenons à nos élèves à trouver le contact précis sur le point Adhipathi. Ce n'est pas un écrasement, mais une information sensorielle qui doit remonter tout au long de l'édifice corporel jusqu'aux talons. Si cette ligne de force est rompue par une cyphose ou une compensation lombaire, l'Asana perd sa dimension de soin pour devenir une contrainte. La Yogathérapie intervient ici pour rééduquer cette perception avant même de quitter le sol. Voir aussi notre article sur notre approche de Yogathérapie.
Le bassin :
La clé de voûte de l’inversion
Pour nous, l'approche de Sirsasana ne commence pas par la tête, mais par le bassin. Comme l'ont souligné les travaux de Boris Dolto sur le "bassin suspendu", cette zone est le pivot de notre architecture. Si le bassin n'est pas dans son antéversion physiologique, la colonne ne peut pas s'ériger ; elle s'effondre.
Dans notre pratique de chercheurs en mouvement, nous nous appuyons sur les principes de la rééducation neuro-orthopédique (notamment les réflexions de Samy Bendaya) pour comprendre que l'alignement est une réponse globale du corps.
L'antéversion contre la "banane" :
Pour que Sirsasana soit un soin et non une contrainte, le bassin doit rester libre. S'il bascule en arrière (rétroversion), il entraîne une cambrure haute dorso-lombaire et projette la tête vers l'avant. C'est ce désalignement qui transforme la charge axiale en un cisaillement dangereux pour vos disques cervicaux.
Restaurer l'empilement :
Avant de chercher l'inversion, nous travaillons à restaurer cet empilement : chevilles, genoux, hanches et épaules. C’est seulement lorsque cet axe est solide que le poids du corps peut traverser le bassin pour s’ancrer, par les talons, vers le ciel.
Sans cette condition de l'aplomb au niveau du bassin, l'Asana n'est plus qu'une lutte musculaire contre la gravité, usant prématurément vos articulations.
LE RÔLE DES FASCIAS :
LA BIOTENSÉGRITÉ AU SERVICE DE L'INVERSION
Pour comprendre comment une charge de 48 % du poids du corps peut être supportée sans écraser les cervicales, il faut regarder au-delà des muscles : il faut regarder les fascias.
Une transmission globale :
Les fascias sont des tissus conjonctifs qui enveloppent tout le corps, des pieds à la tête, formant une véritable "combinaison" de soutien. En Sirsasana, si l'alignement est juste, la force ne s'arrête pas à la nuque ; elle est transmise à travers les chaînes myofasciales jusqu'aux talons.
La Tenségrité :
Le corps fonctionne comme une structure de tenségrité (tension-intégrité). Les os sont les barres de compression et les fascias sont les câbles de tension. Lorsque vous êtes sur votre aplomb, la tension des fascias "soulève" la structure, créant un espace protecteur entre les vertèbres.
Le danger des fascias "figés" :
Une personne présentant une cyphose ou une scoliose possède des chaînes fasciales rétractées ou déséquilibrées. Sans un travail préalable de Yogathérapie pour libérer ces tissus, l'inversion vient simplement "tirer" sur une structure déjà verrouillée, augmentant les risques de micro-déchirures et de compressions.
De la tête aux pieds :
Le contact du vertex avec le sol (ou des blocs de yoga dans la version avec 2 chaises, voir plus bas) n'est pas qu'un appui, c'est le point de départ d'une onde de tension qui doit traverser tout le corps. C’est cette unité fasciale qui permet de déclencher et de ressentir l'autograndissement : la tête repousse le sol tandis que les talons s'érigent vers le ciel, libérant ainsi la charnière atlanto-occipitale.
CONTRE-INDICATIONS À SIRSASANA :
SAVOIR S'ARRÊTER POUR SE PRÉSERVER
D'après nos constatations, les contre-indications majeures à la pratique de cet Asana sans aménagement sont la cyphose dorsale, l'inversion de la courbure lombaire (rétroversion) et la scoliose. Il est fréquent de présenter ces déformations de manière combinée. L'enseignant de Yoga doit impérativement être en capacité de percevoir ces désalignements. Prendre Sirsasana sur un rachis dévié revient à exercer une pression axiale sur une structure déjà hors de son aplomb, créant un mécanisme délétère qui aggrave les compressions cervicales.
Le regard médical : glaucome et santé oculaire
Dans la littérature classique du Yoga, le glaucome est souvent cité comme la contre-indication principale. Toutefois, nous rappelons que seul le Médecin Ophtalmologue est habilité à juger de la faisabilité des inversions, car chaque forme de glaucome est spécifique.
Pression intra-oculaire (PIO) :
Elle fait l'objet de réserves strictes définies par le spécialiste.
Traumatismes rétiniens :
En cas de décollement de rétine ou de traitement laser, l'interdiction de mettre "la tête en bas" est généralement notifiée au patient par son médecin.
Logique de bon sens :
Ces restrictions s'appliquent aussi bien sur le tapis de yoga que dans les tâches quotidiennes comme le jardinage ou le ménage.
Bibliographie médicale : Focus Ophtalmologie et inversions
Pour appuyer ces mises en garde, voici les références cliniques spécifiques aux contraintes intra-oculaires :
Kwan A. S. L. et al. (2008) :
The effect of yoga on intraocular pressure and retinal nerve fibre layer thickness in Glaucoma patients. Cette étude démontre que les inversions augmentent significativement la pression intraoculaire (PIO), confirmant la nécessité d'un avis médical strict pour les sujets à risque.
Baskaran M. et al. (2006) :
Études sur les variations de la PIO durant les postures inversées prolongées, soulignant les risques pour le nerf optique.
Gallardo M. J. et al. (2015) :
Recherches sur l'impact des postures de yoga (notamment Sirsasana et Adho Mukha Svanasana) sur la dynamique des fluides oculaires.
Dinn R. B. et al. (2003) :
Analyse des risques de décollement de rétine et de micro-hémorragies liés aux changements brutaux de pression céphalique.
Pression crânienne vs PIO : Le danger invisible
Lors de nos échanges à Nantes avec nos étudiants, nous remarquons souvent une confusion dangereuse : de nombreux pratiquants pensent pouvoir "sentir" si la posture est sans risque pour leurs yeux en se fiant à la sensation de pression dans la tête ou au visage qui rougit.
Il est crucial de comprendre que l'on ne sent pas la hausse de la pression intra-oculaire (PIO) :
Une absence de récepteurs sensoriels :
Contrairement à vos muscles ou à votre peau, l'intérieur de l'œil ne possède pas de récepteurs capables de vous alerter sur une montée de pression interne. Vous pouvez avoir une PIO qui augmente beaucoup durant Sirsasana sans ressentir la moindre douleur ou sensation.
Le piège de la sensation physique :
La sensation de "tête pleine", de battements dans les tempes ou de chaleur au visage est liée à la pression sanguine (vasculaire). Elle n'est en aucun cas un indicateur de ce qui se passe pour votre nerf optique.
Le "voleur silencieux" :
Le glaucome est souvent appelé ainsi car il détruit les fibres du nerf optique de manière indolore et invisible. Seul un tonomètre (l'appareil utilisé par l'ophtalmologue) peut mesurer cette pression.
Pour nous, Cath et Serge, chercheurs en mouvement, le principe de précaution est absolu : ne vous fiez jamais à votre ressenti pour évaluer la santé de vos yeux dans une inversion. En cas de doute, seul l'examen clinique fait foi.
Bibliographie médicale complémentaire (Ouvrages et études)
Kwan A. S. L. et al. (2008) :
The effect of yoga on intraocular pressure and retinal nerve fibre layer thickness in Glaucoma patients. (Démontre la hausse de PIO indépendamment du ressenti).
Baskaran M. et al. (2006) :
Intraocular pressure changes during Yoga postures. (Ophthalmology Journal).
Jasper S. et al. (2009) :
Effect of Sirsasana (headstand) on intraocular pressure. (Étude spécifique sur le risque asymétrique en fonction du temps de maintien).
American Academy of Ophthalmology (AAO) :
Directives cliniques sur les activités à risque pour les patients atteints de glaucome à angle ouvert.
Enfin, en cas d'insuffisance cardio-vasculaire ou de tout autre trouble médical, l'avis d'un professionnel de santé autorisé est indispensable avant d'aborder une inversion.
L'AVC : Une menace silencieuse et différée
Au-delà des douleurs articulaires, la pratique de Sirsasana sans aplomb expose à un risque vital : l'accident vasculaire cérébral (AVC).
Le piège du lien de causalité :
Contrairement à une entorse, l'accident vasculaire (lié à une dissection de l'artère vertébrale) ne survient que très rarement "sur le moment". Le traumatisme artériel peut mettre plusieurs heures, voire plusieurs jours, à déclencher la migration d'un caillot vers le cerveau. Ce décalage temporel rend le diagnostic difficile : le pratiquant ne fait pas toujours le lien entre sa séance de Yoga du mardi et son malaise du jeudi.
Risques hémorragiques (Hémorragie méningée) :
La forte augmentation de la pression intracrânienne lors de l'inversion peut, chez des sujets prédisposés (anévrisme méconnu, fragilité vasculaire), provoquer une rupture de vaisseaux. L'hémorragie méningée ou sous-arachnoïdienne est une urgence absolue.
Le syndrome du "salon de coiffure" :
Ce phénomène, documenté en neurologie, survient lors d'une hyperextension prolongée ou brutale de la nuque, comprimant les artères nourricières du cerveau. C'est exactement ce qui se passe dans un Sirsasana en "banane" ou lors d'une chute mal maîtrisée.
Pour nous, chercheurs en mouvement, ces risques imposent une humilité totale face à l'Asana. La performance de "tenir" sur la tête ne vaut jamais le risque d'une lésion neurologique irréversible.
Risques vasculaires périphériques :
L'artère brachiale
Dans notre analyse des contraintes, nous ne devons pas oublier la ceinture scapulaire. Lors de la prise de Sirsasana, notamment en version 1 (sur les coudes), une pression excessive ou un mauvais placement des épaules peut comprimer l'artère brachiale et les nerfs du plexus brachial.
Signes d'alerte :
Une sensation de main froide, une perte de pouls radial ou des fourmillements immédiats dans le bras sont des signes de compression vasculaire ou nerveuse.
Conséquence :
Cette entrave à la circulation périphérique s'ajoute à la pression intracrânienne, perturbant l'homéostasie globale du corps durant l'inversion.
Bibliographie Médicale : Focus AVC et Accidents Vasculaires en Sirsasana
Han Y. Park J. & Jin, S. H. (2016) :
Vertebral artery dissection after yoga: a case report. Journal of Clinical Neurology. Ce rapport documente précisément la survenue différée de l'accident vasculaire après une séance de Yoga.
Bhagat R. & Singh, A. P. (2018) :
Craniovertebral Junction and Cervical Spine Injuries Associated with some YOGA Asanas."Acta Scientific Neurology. Une revue de la littérature sur les myélopathies compressives et accidents vasculaires liés à Sirsasana.
Ferreira A. & Galvez-Jimenez, N. (2013) :
Cervical spine and its complications in yoga practitioners.
Clinical Anatomy. Analyse des forces de cisaillement et de la vulnérabilité de l'artère vertébrale dans le canal cervical.
Orr C. F. et al. (2004) :
Vertebrobasilar artery dissection after yoga."Journal of Spinal Disorders & Techniques. Étude sur les conséquences neurologiques des postures inversées prolongées.
Le piège du déni :
Quand l'ego masque la pathologie
Dans notre pratique de chercheurs en mouvement, nous nous heurtons souvent à un obstacle invisible mais puissant : le déni de la pathologie. Beaucoup de pratiquants, portés par une image idéalisée du Yoga ou par une quête de performance, refusent d'admettre les limites de leur propre structure.
Faire "quand même" Sirsasana malgré une scoliose marquée ou des douleurs cervicales chroniques, voire un glaucome non stabilisé est une forme de violence envers soi-même. Ce refus de voir la réalité de son corps conduit inévitablement à des compensations délétères. Le pratiquant s'enferme alors dans un silence tabou autour de sa pathologie, se sentant coupable de ne pas atteindre la posture idéalisée...
Pour nous, le véritable Yoga commence là où le déni s'arrête : accepter la réalité est la seule voie pour ne pas transformer l'Asana en un instrument de destruction physique.
Ce déni, que la psychologie moderne lie parfois à une forme de dysmorphie et que Patanjali identifiait déjà sous le nom d'Asmita (l'ego), est le premier facteur de risque. En refusant d'admettre la réalité de sa structure (cyphose, scoliose), le pratiquant transforme un chemin de libération en une prison de contraintes physiques.
Voir notre article sur les mensonges du Yoga moderne.
Patanjali, Yoga Sutras (II.3 - II.9) :
La description des Kleshas (les causes de souffrance), notamment Asmita (l'ego/le sentiment du "je") et Avidya (l'ignorance/la méconnaissance de sa propre nature). Ces textes expliquent comment l'identification à une image de soi performante crée un voile qui empêche de percevoir la réalité de son propre corps.
Études sur la "Dysmorphie musculaire" et le Yoga (Psychologie du sport) :
Des recherches contemporaines montrent comment la sur-médiatisation des corps parfaits sur les réseaux sociaux pousse les pratiquants vers un déni des signaux de douleur pour correspondre à un standard esthétique.
Le mirage du bien-être : quand la détente devient un piège
Il existe un piège subtil dans la pratique de Sirsasana : la sensation immédiate de bien-être. Pour beaucoup, cette détente est perçue comme la preuve d'une "bonne" pratique. Pourtant, cette sensation est principalement due à l'inversion elle-même : sous l'effet de la gravité inversée, les organes pressent sur le diaphragme, lui permettant ainsi mécaniquement de se détendre.
Pour un pratiquant qui n'est pas sur son aplomb, dont la respiration est habituellement limitée et le diaphragme sous tension, ce relâchement soudain est vécu comme une libération. C'est ici que réside le danger : ce bien-être artificiel agit comme un anesthésiant. Il nous pousse à passer outre les contre-indications majeures (scoliose, cyphose) et nous rend aveugles au manque d'alignement. On confond alors une réaction physiologique réflexe avec une maîtrise posturale.
Voir notre article : de la respiration vers le Pranayama
L'illusion du "tout ou rien" Cette quête de sensation forte dans Sirsasana révèle souvent une pratique incorrecte des autres inversions. Si l'on est réellement sur son aplomb, les bénéfices de l'inversion (clarté mentale, détente profonde, régulation du système nerveux, circulation des énergies) doivent être ressentis dès les postures les plus modestes, comme Div Pada Pitham, la Table à deux pieds ou Viparita Karani la demi-chandelle.
Si vous avez besoin de "monter" sur la tête pour enfin sentir votre diaphragme se relâcher, c'est le signe que votre structure est en lutte le reste du temps. Sirsasana ne doit pas être une "drogue" pour compenser un manque de verticalité au quotidien, mais l'aboutissement d'un axe déjà conquis.
L'approche de B.K.S. Iyengar :
Un secret de Maître
Dans son ouvrage L'Arbre du Yoga, B.K.S. Iyengar explique pouvoir traiter le glaucome par Sirsasana en observant la déformation de la cavité auriculaire sous l'effet de la pratique. Il s'insurgeait d'ailleurs contre ceux qui tenteraient d'imiter cette technique sans une maîtrise absolue. Nous Cath et Serge, nous considérons que cette approche est réservée à BKS Iyengar et ne doit en aucun cas être tentée de manière autodidacte.
B.K.S. Iyengar, L'Arbre du Yoga :
Iyengar y discute longuement de la fierté et de l'arrogance du pratiquant qui, voulant imiter la forme extérieure de l'Asana, sacrifie l'intelligence intérieure du corps.
CYPHOSES ET SCOLIOSES :
L’ILLUSION DE LA STABILITÉ ET LE RISQUE D'USURE
Observer comment se comportent les cervicales en cas de cyphose ou de scoliose (ou attitude scoliotique) est une leçon de biomécanique en soi.
Certains objecteront que pratiquer sur un sol instable, comme le sable (des photos ci-dessous), explique les déséquilibres. Pourtant, notre regard de chercheurs en mouvement nous montre une autre réalité : un pratiquant cyphosé, présentant une cambrure haute, subira une hyperlordose cervicale et une compression de la nuque quel que soit le terrain.
Prendre Sirsasana sur une telle structure, c'est réellement "jouer avec le feu".
Si le corps encaisse la contrainte un temps, la répétition d'une pratique erronée finit inévitablement par déclencher des pathologies.

Il est certain que ces pratiquants sont sur des sols instables (plage), cela a été objecté mais si vous regardez bien, l'homme est cyphosé et en cambrure haute, si bien que quelque soit le sol, il sera toujours cyphosé et en hyperlordose cervicale, en compression des cervicales.
C'est réellement jouer avec le feu. Cela peut passer un temps mais les problèmes pourront survenir par la suite si la pratique erronée est répétée.
Le corps n'est pas un état figé :
Il est fondamental de comprendre que la cyphose ou la scoliose ne sont pas des fatalités immobiles.
Le corps évolue en permanence :
Vers l'aggravation :
sous l'effet des mauvaises postures du quotidien et d'une pratique du Yoga qui ignore l'alignement.
Vers la stabilisation voire l'amélioration :
grâce à un travail spécifique d'aplomb et des exercices adaptés, comme ceux que nous définissons lors de nos bilans posturaux Yoga.
Le piège des variantes : Sirsasana 1 et 2
En Sirsasana 1 (appui sur les coudes) :
Beaucoup cherchent à protéger leur nuque en repoussant le sol en permanence avec les avant-bras. Ce faisant, l'aplomb devient presque impossible à stabiliser. Le corps finit par compenser en forme de "banane", se rapprochant du Scorpion (Vrischikasana). Ce n'est plus Sirsasana ; c'est une lutte contre la gravité.
En Sirsasana 2 (appui sur les mains) :
Cette parade est impossible. La charge axiale est directe et sans filtre.
Notre recommandation est sans appel : avant de se lancer dans l'inversion, il est impératif d'œuvrer à restaurer les courbures physiologiques du rachis. Comme le montre l'image de cette pratiquante hors de son axe (une position pourtant très commune), s'inverser sans base solide, c'est s'exposer à un danger immédiat pour la moelle épinière et les disques intervertébraux.
La pratiquante ci-dessous :
n'est pas sur son aplomb et pourtant de nombreuses personnes se tiennent ainsi. Elle se mettrait en danger dans Sirsasana.

L'impact ostéo-articulaire :
Quand la structure subit la gravité
Lorsque l'alignement est imparfait, la charge axiale (40 à 48 % du poids du corps) ne traverse plus les os selon leur axe de solidité, mais vient s'écraser sur les articulations.
Le délabrement articulaire et osseux :
Forces de cisaillement cervicales :
Sans l'aplomb, les vertèbres ne sont plus empilées. Le moindre décentrage génère des forces de cisaillement qui "usent" littéralement les facettes articulaires.
Compression discale et arthrose précoce :
La pression constante sur un rachis mal aligné favorise l'écrasement des disques intervertébraux. À long terme, cela mène à une arthrose cervicale précoce et à la formation d'ostéophytes (becs de perroquet) qui peuvent venir comprimer les racines nerveuses.
La ceinture scapulaire en détresse :
Pour ceux qui tentent de "porter" Sirsasana par la force des bras sans aplomb, on risque des tendinopathies de l'épaule et une perte de congruence des articulations scapulo-humérales.
Voir aussi notre article sur les douleurs d'épaules.
Aggravation des déformations existantes
Prendre cet Asana avec une cyphose ou une scoliose n'est pas neutre. Puisque le corps est en évolution permanente, la charge inversée sur une colonne déviée agit comme un vérin qui accentue la déformation au lieu de la corriger. C'est ainsi que l'on passe d'une simple gêne à une pathologie fixée.
Lésions traumatiques et nerveuses : de l'entorse à la fracture
Entorses cervicales et "Whiplash" :
Si la posture est prise avec élan ou sans une ceinture scapulaire suffisamment tonique, les cervicales subissent un ébranlement comparable au coup du lapin. Cette instabilité lèse les ligaments et peut entraîner des douleurs chroniques.
La "sciatique" du bras (Névralgie cervico-brachiale) :
Lorsque l'Asana s'effondre, le disque intervertébral ou une inflammation articulaire vient comprimer un nerf. Cela déclenche une douleur fulgurante, des fourmillements ou des engourdissements qui irradient de la nuque jusqu'aux doigts.
Fractures et tassements vertébraux :
Chez des individus présentant une fragilité osseuse ou un canal cervical étroit, la charge axiale (40 à 48% du poids corporel) peut provoquer des micro-fractures ou un tassement des corps vertébraux. Ce n'est pas "juste du yoga", c'est une contrainte physique majeure.
Traumatismes des extrémités (Pieds et orteils) :
On l'oublie souvent, mais une sortie de posture non maîtrisée ou une chute peut entraîner des fractures des orteils ou des métatarses. Sans l'aplomb, même le retour au sol devient un risque.
Voir aussi l'article sur le pied.
L'équilibre ne suffit pas
Il est important de comprendre que tenir en équilibre Sirsasana est insuffisant, car cet équilibre peut être réalisé avec de nombreuses compensations délétères. Si votre corps n'est pas sur son aplomb, chaque seconde passée dans l'Asana est une seconde où vous usez prématurément votre capital articulaire.
Études cliniques et biomécaniques (Risques et forces)
Fishman L. M. (2009)
Force analysis of yoga headstand."The Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy, 39(12). Analyse démontrant que l'alignement imparfait augmente la charge sur les articulations cervicales et l'importance du soutien des épaules.
Hector R & Jensen J. L. (2015)
Sirsasana (Headstand): A Scoping Review of the Literature."Journal of Yoga Service. Étude quantifiant la charge axiale sur le sommet du crâne entre 40 et 48 % du poids du corps.
Bhagat R. & Singh A. P. (2018).
Craniovertebral Junction and Cervical Spine Injuries Associated with some YOGA Asanas."Acta Scientific Neurology, 1(3). Revue des blessures de la jonction cranio-cervicale, myélopathies compressives et accidents vasculaires.
LA SOLUTION PAR L'APLOMB :
SIRSASANA AVEC CHAISES ET BLOCS DE YOGA
Cette variante est idéale pour découvrir l'inversion de manière abordable, permettant de tenir l'Asana suffisamment longtemps pour en intégrer les bienfaits sans stresser la structure. Pour beaucoup de nos élèves, cette étape constitue une finalité en soi, une manière de goûter au "nectar" en toute sécurité.
Mise en garde importante : Si vous êtes débutant, ne tentez jamais cette expérience seul. Ne tentez jamais seul Sirsasana. Faites-vous accompagner par un enseignant de Yoga compétent.
Le protocole d'installation :
Stabilité :
Placez deux chaises robustes et stables face à un mur.
Contact du Vertex :
Empilez des briques ou demi-blocs de Yoga entre les chaises. Le contact du sommet du crâne est la clé : il déclenche le réflexe d’autograndissement.
Le danger du vide :
Si la tête reste dans le vide, les cervicales s’arquent souvent en hyperlordose. Contrairement aux idées reçues, le vide ne détend pas, il crée une tension défensive.
Confort des épaules :
Vous pouvez placer une couverture sur un petit antidérapant ou un tapis de yoga roulé sur chaque assise pour protéger la ceinture scapulaire.
L'expérience de l'Asana :
Une fois installé, les épaules et le dos s'érigent contre le mur.
C'est ici que l'aplomb opère :
Action du sommet du crâne :
La tête cherche à faire avancer légèrement le bloc vers le mur. Cette intention produit un détassement immédiat de la nuque.
Placement des côtes :
Cherchez à rapprocher les côtes du mur pour éviter l'effet "banane".
L'équilibre naturel :
Lorsque l'alignement est juste, vous constaterez que les pieds s'écartent d'eux-mêmes du mur, portés par l'axe de votre propre verticalité inversée.
Pourquoi cette variante change tout ?
Elle permet de court-circuiter les perturbations sensorielles liées à l'inversion.
En déchargeant le poids des cervicales sur les chaises, vous pouvez enfin vous concentrer sur la résolution de l'énigme : retrouver votre aplomb dans un monde renversé.
Le contact du Vertex :
L'ancrage indispensable de l'autograndissement
Il nous est parfois objecté que la sensation de détente serait supérieure avec la tête "dans le vide". Nous invitons systématiquement à l'expérimentation pour sortir des idées reçues. Notre expérience de chercheurs en mouvement confirme la nécessité absolue du contact du sommet du crâne avec les blocs ou briques en mousse.
Sans ce contact conscient, la montée en Sirsasana s'effectue par des compensations musculaires au niveau du ventre ou du dos.
Le résultat est mécanique : le placement des cervicales finit par se perturber en hyper-lordose, créant une tension là où l'on cherchait la détente.
Vous l'avez compris : l'aplomb du corps est la clé absolue. Il doit être restauré avant d'oser inverser la gravité. Se lancer "tête baissée" sans une structure corporelle solide est le facteur de risque numéro un de blessure.
Voir notre article sur l'aplomb.
La patience est ici votre meilleure alliée pour servir ces quatre objectifs préparatoires :
Renforcer la ceinture scapulaire
pour stabiliser le haut du buste.
Renforcer la tonicité des jambes
pour porter l'énergie vers le haut.
Activer la conscience du placement de la tête neutre
pour protéger l'articulation atlanto-occipitale.
Développer le sens de l'aplomb vertical (Tadasana)
afin de pouvoir le reproduire fidèlement en inversion.
SIRSASANA TRÈS AVANCÉE :
Photo de BKS Iyengar, issue de l'ouvrage de Noëlle Perez : BKS Iyengar et l'aplomb.
Seul un aplomb parfait peut permettre de tenir ainsi dans le vide.

SIRSASANA 1 :
Voici une version avancée où les jambes restent tendues tout le temps, aussi lors de la prise et de la sortie de la posture. Le bassin doit faire contre-poids en se décalant en arrière.


Dans cette vidéo en temps réel, notez le temps que prend Serge pour verticaliser les jambes, il y est à partir de la 40ème seconde.
C'est la lenteur qui permet de se rapprocher de l'aplomb !
EXTRAITS DE NOTRE SÉMINAIRE D'AVRIL 2019 SUR LE THÈME DES INVERSIONS :
Nous donnons 4 séminaires de Yoga par an à Nantes, les séminaires sont toujours sur un thème précis. L'occasion de réfléchir, échanger et expérimenter ensemble sur un sujet.
Attention, la partie pratique de cet article s'adresse aux enseignants de Yoga et aux pratiquants avancés. Ne vous lancez JAMAIS seul dans Sirsasana !
SIRSASANA 2
Nous recommandons de débuter par Sirsasana 2, afin de préparer et tonifier les cervicales et la ceinture scapulaire. Elle peut sembler plus difficile mais il n'est rien, car elle va révéler les compensations installées dans Sirsasana 1.
SIRSASANA 1
CONCLUSION : DE LA TECHNIQUE À LA SÉRÉNITÉ
En définitive, Sirsasana n’est pas un simple défi de force ou d’équilibre. Dans la tradition du Hatha Yoga, elle est une posture énergétique et spirituelle majeure, souvent associée à l’éveil de Sahasrara Chakra. Selon les textes anciens, cette inversion permet de faire circuler le Prana (l'énergie vitale) et de préserver l'Amrita, ce précieux nectar d'immortalité.
Notre expérience de chercheurs en mouvement et d'enseignant en Yogathérapie nous enseigne une vérité fondamentale :
ces bénéfices ne sont accessibles que si la posture est habitée par l’aplomb.
Si le corps lutte contre la douleur, si le souffle est coupé par la compensation ou si l'esprit est figé par la peur, le flux énergétique reste perturbé.
La finalité de Sirsasana n’est pas de "tenir sur la tête", mais d'y trouver le calme et l’alignement parfait.
Elle devient alors, comme le disait si justement B.K.S. Iyengar, un moyen d’apprendre à rester serein face aux défis de la vie.
Nos recommandations pour votre pratique :
Patience et Lenteur :
Ne brusquez rien. Allez à votre rythme et ne dépassez jamais vos limites physiologiques.
Priorité à l'Axe :
Travaillez avec assiduité vos exercices préparatoires. Cherchez d'abord à restaurer votre verticalité (Tadasana) avant de prétendre à l'inversion.
Prudence Médicale :
En cas de doute ou de pathologie connue, prenez toujours un avis médical autorisé.
Accompagnement :
Si vous êtes débutant ou si vous ressentez des gênes, ne restez pas seul. Ne pratiquez jamais Sirsasana seul. Faites-vous guider par un enseignant formé à la biomécanique et à l'approche de l'Aplomb.
PRÊT À RETROUVER VOTRE APLOMB ?
Souhaitez-vous préparer Sirsasana avec une précision pour éliminer tout risque, ou enfin comprendre l'origine des douleurs qui freinent votre progression ou celle de vos élèves ?
En Yogathérapie, le corps ne ment pas. Ne laissez plus le déni ou l'incertitude éroder votre capital santé ou celui de vos élèves. Transformez votre pratique ou votre enseignement en un véritable outil de restauration fonctionnelle en plaçant l'Aplomb au cœur de votre démarche.
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Bonne pratique, dans le respect de votre axe et de votre souffle !
Cath et Serge
Note : Cet article a été entièrement mis à jour le 31 décembre 2025 pour intégrer les dernières recherches en biomécanique et approfondir l'approche de la Yogathérapie par l'Aplomb.



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