HANCHE BLOQUÉE, DOULEURS : RETROUVEZ LA MOBILITÉ GRÂCE À L'INTELLIGENCE DU BASSIN
- Cath et Serge
- il y a 2 jours
- 14 min de lecture
Retrouvez l'intelligence du corps pour libérer ses hanches : le secret du bassin
INTRODUCTION : LE "TRÉSOR" ET SON MODE D'EMPLOI
Hanche bloquée, douleurs persistantes au pli de l'aine, sensation de raideur matinale... Cath et Serge, nous recevons chaque jour des pratiquants qui arrivent avec ces symptômes, souvent résignés à l'idée d'une usure inéluctable. Pourtant, la plupart ignorent que leur "mal de hanche" n'est pas une fatalité liée à l'âge, mais la conséquence directe d'un bassin qui a perdu son intelligence.
Dans son ouvrage Changez de posture, l'ostéopathe Dominique Martin nous livre le fruit de cinquante ans d'immersion au cœur de l'anatomie vivante : notre corps est un "trésor inestimable". Mais comme tout instrument de haute précision, il dispose d'une "architecture de fonctionnement rigoureuse".
Ignorer les règles de cette structure, c'est condamner l'édifice à une usure prématurée.
Aujourd'hui, nous assistons à une recrudescence massive de la coxarthrose (l'arthrose de la hanche).
Pourquoi ? Parce que nous avons perdu l'usage de notre "charnière" principale : l'articulation coxo-fémorale (la hanche).
Le bassin n'est pas qu'une base osseuse inerte ; c'est le pivot de notre santé globale.
Comme le soulignait B.K.S. Iyengar, le placement juste du corps est le point de départ de toute clarté intérieure.
La coxarthrose :
L'aboutissement d'un silence articulaire
Avant d'arriver au stade de la coxarthrose — qui est la dégénérescence irréversible du cartilage de la hanche — le corps envoie des signaux d'alerte souvent ignorés.
Le signal d'alarme : La perte de mobilité
Bien avant la douleur, c'est la limitation de l'amplitude qui s'installe. Dans nos cours de Yoga, nous voyons de nombreux nouveaux élèves chercher désespérément à "ouvrir leurs hanches". Mais on ne peut pas ouvrir une articulation dont la charnière est grippée ou mal axée.
Cette perte d'amplitude témoigne d'un assèchement articulaire : le liquide synovial stagne, les tissus se densifient et le maintien prolongé de postures inadaptées rétracte les chaînes musculaires, verrouillant progressivement notre mobilité naturelle.
Une des difficultés majeures que nous rencontrons en Yogathérapie réside dans le fait que la hanche reste une articulation très abstraite pour beaucoup. Enfouie sous des couches musculaires puissantes, elle est "profonde" et échappe souvent à la perception directe. Tant qu’elle ne crie pas par la douleur, elle est absente du schéma corporel. Nous passons donc un temps précieux à aider les pratiquants à affiner leur proprioception pour enfin percevoir et habiter cette charnière invisible, condition sine qua non pour retrouver un mouvement juste.
Quand la charnière "grince" : Les pathologies induites
Si cette charnière (la hanche) ne joue plus son rôle de pliure majeure, le corps va chercher de la mobilité ailleurs, créant une réaction en chaîne de pathologies :
Lombalgies et hernies discales :
Le bas du dos compense l'immobilité des hanches en s'arrondissant.
Gonarthrose (Arthrose du genou) :
Le genou, coincé entre une cheville rigide et une hanche verrouillée, subit des forces de torsion pour lesquelles il n'est pas conçu.
Tendinites du moyen fessier :
Les muscles stabilisateurs s'épuisent à essayer de maintenir un bassin qui ne repose plus sur son axe osseux.
Pathologies du pied :
Comme l'a démontré Noëlle Perez-Christiaens, un bassin qui ne pivote plus correctement finit par écraser la voûte plantaire (hallux valgus, affaissement).
LA SCIENCE DU CONFLIT :
POURQUOI LA HANCHE S'USE-T-ELLE ?
La coxarthrose est trop souvent présentée comme une "usure de vieillesse". Pourtant, la science neuro-orthopédique moderne, portée par des experts en chirurgie comme le Docteur Samy Bendaya, propose une lecture bien plus fine : la destruction du cartilage n'est pas due au temps qui passe, mais à l'asymétrie des charges et au travail "hors-axe".
C'est ici que réside un immense message d'espoir : si l'usure est la conséquence d'une contrainte mécanique mal répartie, alors l'arthrose devient un processus que l'on peut stabiliser, voire inverser dans son ressenti douloureux, dès lors que l'on change l'axe de charge pour retrouver l'aplomb.
Le conflit fémoro-acétabulaire : Quand le bassin "fuit"...
Le secret d'une hanche saine réside dans le centrage de la tête du fémur dans l'acétabulum (son écrin osseux). Lorsque nous adoptons une posture en rétroversion du bassin nous créons une incongruence articulaire. Voir notre article sur l'antéversion et la rétroversion du bassin.

À chaque pas, à chaque mouvement de flexion, la tête du fémur n'est plus accueillie au centre de l'articulation : elle vient percuter le labrum (le fibro-cartilage qui joue le rôle de joint et d'amortisseur). Ce choc répété, invisible mais constant, crée des micro-lésions qui ouvrent la porte à la dégénérescence.
L'équilibre sagittal et la classification de Roussouly
Le Dr Roussouly, chirurgien orthopédiste Français de renommée mondiale, a révolutionné notre compréhension de la colonne vertébrale. Ses travaux sur l'équilibre sagittal démontrent que la forme de notre dos n'est pas aléatoire : elle est dictée par l'inclinaison de notre sacrum (l'incidence pelvienne).
Vouloir "plaquer ses lombaires" ou corriger une cambrure naturelle pour obtenir un "dos plat" est, selon Roussouly, une erreur biomécanique majeure.

En réduisant la lordose physiologique, on déplace le centre de gravité et on augmente de façon drastique la pression intra-articulaire de la hanche. Le corps, pour ne pas tomber vers l'avant, "verrouille" les hanches, interdisant tout mouvement fluide.
Voir notre article sur le placement correct du bassin en Yoga.

La lubrification en péril : L'articulation "asséchée"
Comme l'explique avec force Dominique Martin, le cartilage est un tissu vivant qui ne possède pas de vaisseaux sanguins. Sa seule manière de se nourrir et de se régénérer est de baigner dans le liquide synovial lors du mouvement. Nos vies sédentaires, passées assis sur des chaises, des fauteuils et des canapés, limitent l'articulation à un débattement infime.
Nous observons trop souvent cette "mauvaise assise" devenue la norme : le bassin glissé vers l’avant, le sacrum écrasé contre le siège et la braguette qui se retrouve à l'horizontale. Dans cette position d'affalement, la hanche est figée, privée de son pompage naturel.
Sans ce mouvement de va-et-vient indispensable, le cartilage s'assèche, s'amincit et finit par se fissurer. Le pincement articulaire n'est alors que la conclusion logique d'un manque d'amplitude et d'une articulation littéralement "affamée".
La parole à Dominique Martin : "Les vraies hyperlordoses lombaires sont rares. Nous sommes très majoritairement en insuffisance de lordose. L'arthrose n'est pas une fatalité, c'est la conséquence d'un usage inadapté, limité et sédentaire de la fonction articulaire."
L’HÉRITAGE DE L'ÉVOLUTION : DE L'ORTHOGÉNÈSE AU PIED
L'approche de Noëlle Perez-Christiaens nous rappelle une vérité fondamentale souvent oubliée par la rééducation classique : la hanche est le prolongement direct du pied. Dans ses travaux menés avec le Docteur Louis Creyx, elle démontre que la santé de nos articulations dépend de la précision avec laquelle notre poids rencontre le sol.
L'antéversion : La conquête de la verticalité
L'antéversion profonde du bassin n'est pas une "option" posturale, c'est l'acquisition majeure de l'orthogenèse (l'évolution vers la station debout). C'est cette bascule spécifique du bassin vers l'avant qui a permis à l'espèce humaine de redresser sa colonne tout en libérant ses membres supérieurs. Grâce à cette antéversion, le poids du tronc ne s'écrase pas dans le vide ou sur l'avant du pied, mais se transmet à l'arrière des talons.
Le lien pied-bassin : le constat de Cath et Serge
Cath et Serge font ce constat : la majorité des pratiquants arrivent lors des premières rencontres avec un bassin "tenu" en rétroversion, ventre serré et souvent avec une peur de la cambrure "peur d'être trop cambrés".
L'effet domino :
Dès que le bassin bascule en arrière, en rétroversion, le poids du corps "tombe" vers l'avant, écrasant la voûte plantaire et l'articulation métatarso-phalangienne.
Le diagnostic de la chaussure :
Nos pieds occidentaux sont "déglingués" parce que notre bassin ne joue plus son rôle de répartiteur de charge.
Notre constat est sans appel :
On ne peut pas rétablir la mobilité d'une hanche sans s'occuper du bassin, et des pieds. C’est un système de vases communicants. Pour libérer une hanche grippée, nous commençons souvent par restaurer l'aplomb du pied pour que le fémur puisse enfin retrouver sa place.
Voir notre article sur les problèmes de pied.
Cette réaction en chaîne, partant du sol pour remonter au bassin, n'est pas une fatalité. Pour comprendre comment inverser ce processus, il faut plonger dans la biomécanique du mouvement.
La biotenségrité :
L'os qui porte, le muscle qui vibre
Kathleen Porter, dans son ouvrage Posture Naturelle, rejoint cette vision en utilisant le concept de biotenségrité. Elle explique que nos os sont faits pour être "empilés" de manière à ce que la structure tienne d'elle-même sous la force de gravité.
Le repos musculaire :
Un bassin en aplomb permet aux muscles (psoas, quadriceps, fessiers) de quitter leur rôle de "tuteurs de survie" pour redevenir des organes de mouvement.
La fin de la fatigue chronique :
Beaucoup de douleurs de hanche proviennent de muscles qui s'épuisent à essayer de "tenir" un bassin qui fuit. En retrouvant l'aplomb, les muscles se relâchent enfin, et la douleur s'évanouit car l'os reprend sa fonction de soutien.
Voir notre article sur l'importance des 3 arches du pied.
LE FASCIA :
LA TOILE DE VIE AU SERVICE DE L'APLOMB
On ne peut parler de la hanche sans évoquer le système des fascias, ce tissu conjonctif qui enveloppe chaque muscle, chaque os et chaque organe, formant une toile ininterrompue de la tête aux pieds.

La mémoire de la forme :
Le fascia est un tissu sensible qui réagit au stress et aux mauvaises postures. Si votre bassin est chroniquement en rétroversion, vos fascias se densifient et se figent pour "tenir" cette position. La raideur que vous ressentez n'est pas seulement musculaire, elle est tissulaire.
La transmission instantanée :
Grâce à la biotenségrité, le fascia permet de comprendre pourquoi un réalignement du bassin libère instantanément la nuque ou la voûte plantaire. C’est une structure de communication.
Le constat de Cath et Serge Yoga :
Nous travaillons sur l'os pour libérer le fascia. En retrouvant l'aplomb, vous permettez à cette toile de retrouver son élasticité et sa capacité de glissement. Un fascia libéré, c'est une hanche qui "baigne" dans un espace fluide, loin des compressions mécaniques qui mènent à la prothèse.
YOGATHÉRAPIE :
DÉCONSTRUIRE LE DOGME DU "DOS PLAT"
Cath et Serge s'attachent à transmettre une précision anatomique héritée de la tradition Iyengar. Car Serge a reçu l'enseignement de B.K.S. Iyengar avant que cela ne devienne une méthode.
Serge insiste sur une erreur omniprésente dans le yoga moderne : l'injonction du "Tuck your tailbone" (rentrer le coccyx).
L'illusion de la protection : Le piège de la rétroversion
Une croyance tenace laisse entendre qu'il faudrait "serrer les muscles fessiers" pour protéger ses lombaires. En réalité, cette action force le bassin en rétroversion et verrouille littéralement la charnière des hanches.
Le constat :
En effaçant la cambrure, on empêche la tête du fémur de pivoter librement dans son axe. Ce blocage crée un cisaillement articulaire préjudiciable au cartilage et aux ligaments. On ne protège pas son dos, on sacrifie ses hanches.
Le "bassin suspendu" selon Boris Dolto
Serge se réfère souvent aux travaux de Boris Dolto pour expliquer que le bassin ne doit jamais "peser" lourdement sur les têtes fémorales.
La suspension active :
Serge se réfère souvent aux travaux de Boris Dolto pour expliquer que le bassin ne doit jamais "peser" lourdement sur les têtes fémorales. Pour éviter cet écrasement, le corps dispose d'un système de soutien sophistiqué.
Grâce à un tonus intelligent et équilibré des muscles pelvi-trochantériens (les jumeaux supérieur et inférieur, l’obturateur interne et l'obturateur externe, le carré fémoral et le piriforme), le bassin est littéralement "suspendu". Ces muscles profonds forment un hamac actif sous le col du fémur : en se tonifiant sans se crisper, ils créent un espace dans l’articulation, une décompression qui permet la mobilité sans usure. Si ce hamac se relâche, le bassin s'écrase sur l'os, et c'est là que l'usure commence.
C'est cette "suspension" que nous travaillons en Yogathérapie : transformer une structure qui subit la gravité en une structure qui rebondit sur elle.

Le psoas : Le garant de votre liberté
Souvent calomnié et accusé d'être le "muscle des toxines" ou la cause des maux de dos, le psoas est pourtant, dans notre approche, le garant de la lordose physiologique.
Libérer le pli de l'aine :
S'il est fonctionnel et bien placé, le psoas permet cette bascule naturelle du bassin vers l'avant (l'antéversion). C'est précisément ce mouvement qui libère instantanément le pli de l'aine, évitant ainsi le pincement fémoro-acétabulaire dont nous parlions précédemment. Il est important d'inclure l'indispensable travail d'étirement et de tonication des quadriceps.
L'usage des accessoires : l'accessoire n'est pas une béquille pour pallier un manque de souplesse, mais un outil neuro-sensoriel.
Voir notre article sur l'utilisation du baleineau de Yoga.
DIMENSION SPIRITUELLE :
LA RECTITUDE ONTOLOGIQUE
Au-delà de la mécanique osseuse et des enjeux physiologiques, le bassin occupe une place centrale dans ce que nous appelons l'anthropologie spirituelle. Cath et Serge, nous considérons que le corps n'est pas une simple machine à réparer, mais le lieu même de notre présence au monde.
Le bassin en est le siège.
Le calice et le souffle (Pneuma)
Dans de nombreuses traditions de sagesse, le bassin est comparé à une "coupe sacrée" ou un calice. Pour que cette coupe puisse recevoir et contenir le souffle (le Pneuma, ou le Prana), elle doit être stable et orientée.
Le bassin verrouillé :
Un bassin en rétroversion (fesses serrées) agit comme une coupe renversée. Le souffle ne peut plus circuler librement vers le haut de la colonne, il se heurte à un verrou physique qui est aussi un verrou vibratoire.
L’ouverture à la Grâce :
Retrouver l'antéversion, c'est remettre la coupe à l'endroit. C'est permettre à l'énergie de s'élever le long de la colonne vertébrale, transformant la posture physique en un acte de réception.
L’aplomb comme humilité :
S'aligner sur le réel
L’aplomb n'est pas une quête de performance esthétique ou narcissique.
C'est, au sens profond, un acte d'humilité corporelle.
Accepter la gravité :
Se tenir en aplomb, c'est accepter les lois de la pesanteur et de l'anatomie telles qu'elles existent.
L'Ego vs la structure :
La rétroversion est souvent le signe d'un ego qui se crispe, qui cherche à se protéger ou à "tenir" le corps par une volonté propre épuisante. En revenant à la cambrure physiologique, on accepte de s'aligner sur le réel. On ne "tient" plus son corps, on le laisse être porté par la terre. On arrête de toujours faire face pour enfin déposer les armes, s'incliner, prendre du recul, un temps pour soi.
Habiter sa chair :
Refuser la "décorporation"
Nous mettons souvent en garde contre certaines "nouvelles spiritualités" qui cherchent l'évasion du corps ou des états de conscience modifiés au détriment de l'ancrage.
L’Incarnation véritable :
Comme le souligne Laurent Peyret, travailler l'alignement du bassin, c'est l'inverse d'une fuite. C'est choisir d'habiter sa chair si totalement que l'esprit n'a plus besoin de s'évader.
La stabilité (Sthira) :
Le bassin nous relie au sol, à notre finitude et à notre humanité. C'est le socle indispensable pour que la prière ou la méditation ne soient pas des abstractions mentales, mais un engagement de tout l'être, debout et présent.
Voir aussi cet article de notre blog : La Kundalini, comment l'aplomb devient un paratonnerre
LES ACCESSOIRES : DES "ÉVEILLEURS SENSORIELS" POUR PORTER L'EFFICACITÉ
Pour Cath et Serge, l'utilisation des briques, des sangles, des chaises et surtout du baleineau ne relève pas de la "gymnastique douce" pour débutants. Comme le précisait Dominique Martin, l'accessoire sert à « porter l'efficacité là où c'est nécessaire ».
Voir notre article sur l'utilisation du baleineau de Yoga.
Casser les schémas de compensation :
Notre cerveau est un expert pour contourner la difficulté. Si vos hanches sont raides, votre bas du dos va s'arrondir pour compenser. L'accessoire vient "isoler" l'articulation. En plaçant un support sous les ischions ou un baleineau sous le rachis, on empêche la triche du dos.
Le Bio-feedback :
L'accessoire est un tuteur d'intelligence. Il donne au système nerveux une information tactile immédiate. Il permet de sentir physiquement ce qu'est une antéversion juste. Une fois que le cerveau a "enregistré" cette nouvelle position de sécurité pour l'os, il autorise les muscles à se détendre.
L'accessoire nous guide pas à pas vers l'autonomie et la découverte de soi, loin de toute recherche de performance.

L’ILLUSION DE LA SOUPLESSE vs LA STABILITÉ DE L'OS
Dans le monde du Yoga, une croyance tenace voudrait que la liberté de la hanche soit proportionnelle à la souplesse de ses ligaments. On cherche à "ouvrir" les hanches en étirant, parfois avec force, les tissus périphériques.
Notre constat est inverse : la souplesse sans aplomb est une instabilité qui mène à l'usure.
Le syndrome de la "porte tordue" :
Vouloir gagner de l'amplitude sur une hanche dont le bassin est en rétroversion, c'est comme forcer sur une porte dont les gonds sont tordus. Vous n'ouvrez pas la porte, vous abîmez les gonds. En yoga, cela se traduit par des micro-déchirures ligamentaires et une tête fémorale qui "flotte" sans axe, créant des douleurs chroniques.
La liberté par le centrage :
Serge le souligne souvent, la véritable souplesse est la conséquence d'un squelette bien empilé. Lorsque le bassin retrouve son antéversion physiologique, la tête du fémur se loge exactement au centre de l'acétabulum. À cet instant, les muscles, les ligaments et les tendons n'ont plus besoin de "tenir" la structure ; ils se relâchent naturellement. La souplesse n'est alors plus un but à atteindre, mais l'état naturel d'un corps en aplomb.
La preuve par l'expérience :
La preuve que nos exercices basés sur l'antéversion et l'aplomb sont efficaces ? À 72 ans, Serge pratique toujours Padmasana (le Lotus) avec aisance. Cath, à 62 ans, continue de progresser dans Upavistha Konasana (le grand écart facial) et Padmasana. Ce n'est pas de la gymnastique, c'est l'intelligence de l'os qui protège du temps.

CONCLUSION :
L'APLOMB, UN CHEMIN DE VÉRITÉ VERS LE RÉEL
Retrouver l'intelligence de son bassin et restaurer l'usage de sa "charnière", la hanche n'est pas seulement une stratégie pour éviter la prothèse. C'est entamer un processus de réconciliation avec les lois du vivant pour retrouver sa rectitude ontologique.
Le mot « ontologique » vient du grec ontos (l’être). Pour nous, Cath et Serge, parler de rectitude ontologique, c’est affirmer que le placement du corps n’est pas qu’une affaire de mécanique, mais qu’il touche à l’essence même de notre existence. Un bassin en aplomb n'est pas seulement « bien rangé » ; il permet à l'être humain de se tenir dans sa juste dignité, pleinement incarné, entre terre et ciel.
En plaçant votre bassin dans son axe de vérité, vous cessez de lutter contre la gravité pour apprendre à vous appuyer sur elle. Vous redonnez à votre colonne sa fonction de canal et à votre esprit son socle de présence.
Comme le rappelait B.K.S. Iyengar, l'alignement juste est le miroir de notre clarté intérieure.
Nous vous invitons à nous rejoindre afin de transformer votre corps en ce « radeau » solide dont parlait Dominique Martin, capable de vous porter avec stabilité, paix et vérité sur l'océan du Réel. C'est ce chemin de découverte que nous avons à cœur de partager avec vous chaque jour ! Cath et Serge
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BIBLIOGRAPHIE ET SOURCES DE RÉFÉRENCE
Anatomie et Biomécanique (Les fondamentaux) :
Adalbert I. Kapandji,
Anatomie fonctionnelle (Tome 2 : Membre inférieur), Éditions Maloine. (L'ouvrage de référence mondial sur la mécanique articulaire de la hanche).
Dominique Martin,
Changez de Posture 2022.
Dr Pierre Roussouly,
Classification of the sagittal analysis of lombo-pelvic organization and lordosis types, European Spine Journal.
Dr Samy Bendaya et al.,
Sagittal alignment of the spine and gravity: a neuroradiological and neuroorthopedic perspective, 2011.
Boris Dolto,
Le Corps entre les mains, Éditions Hermann.
L'Approche de l'Aplomb et de la Posture Naturelle :
Noëlle Perez-Christiaens & Dr Louis Creyx,
La Marche : une thérapeutique psycho-somatique millénaire, Institut B.K.S. Iyengar, 1982.
Kathleen Porter
Posture Naturelle : Retrouver l'alignement originel pour une vie sans douleur.
Stephen Levin
Biotensegrity: The Structural Basis of Life.
Études médicales et Yogathérapie :
B.K.S. Iyengar
Lumière sur le Yoga (Yoga Dipika), Éditions Buchet/Chastel.
Dr Timothy McCall
Yoga as Medicine: The Yoga Prescriptions for Health and Healing, Bantam Books.
International Journal of Yoga Therapy (IJYT)
Effets de l'alignement postural sur la dégénérescence cartilagineuse et la gestion de la douleur dans la coxarthrose.
National Institutes of Health (NIH)
Études cliniques sur l'impact de la Yogathérapie dans l'amélioration de la mobilité articulaire et la réduction de l'inflammation synoviale.