DE LA RESPIRATION VERS LE PRANAYAMA : L'ART DE L'ACCUEIL FACE AU RISQUE DE LA FORCE
- Cath et Serge

- il y a quelques secondes
- 22 min de lecture
Article mis à jour le 22/01/2026 : Intégration des nouvelles données en biomécanique, neuro-physiologie et discernement spirituel.
PRÉAMBULE :
L’HÉRITAGE DES MAÎTRES ET LA VIGILANCE MODERNE
La respiration revêt une importance considérable dans l'approche globaliste, et avant tout pour nous, Enseignants et Formateurs de Yoga. Pendant des décennies, des grands maîtres comme BKS Iyengar, Swami Sivananda, Roger Clerc et André Van Lysebeth nous ont mis en garde contre une pratique prématurée du Pranayama. La puissance du souffle n'est pas anodine.
L’importance du discernement aujourd'hui :
Cette mise en garde des maîtres prend un sens tout particulier à notre époque, où beaucoup d'entre nous cherchent légitimement des outils pour apaiser leur stress ou vivre des expériences de reconnexion profonde. C'est ce qui explique le succès actuel du "Breathwork".
Il est important de comprendre que ces pratiques, souvent basées sur une hyperventilation volontaire, cherchent à provoquer des sensations intenses pour libérer des émotions. C'est une démarche pleine de bonne volonté, mais qui peut s'apparenter à une forme d'impatience spirituelle.
En voulant aller trop vite, on risque de bousculer notre écologie intérieure. Comme le disent certains chercheurs, forcer le souffle avant que le corps ne soit prêt, c'est un peu comme « brancher un appareil de faible voltage sur une prise de haute tension » : l'intention est de s'éclairer, mais le système nerveux, lui, peut se sentir submergé plutôt qu'apaisé.
C'est ici que l'on comprend pourquoi une pratique de yoga non adaptée peut nuire et nécessite une approche thérapeutique.
NOTRE DÉMARCHE :
notre démarche dans notre enseignement est dans un premier temps et sera toujours de rééduquer, d’éduquer la respiration et d'améliorer sa qualité.
De restaurer la respiration physiologique.
Une bonne respiration nous porte tous les jours et change beaucoup de choses dans notre manière d’être ainsi que dans notre rapport au monde et aux autres.
Le saviez-vous ?
Cette étape est cruciale pour notre santé cellulaire, car notre sang doit maintenir un équilibre très précis (le pH).
Le risque de l'acidose :
Lorsqu'on respire trop mal (respiration courte, bloquée), le CO2 s'accumule et le sang s'acidifie. Le corps doit alors puiser dans ses propres réserves de calcium (nos os) pour compenser.
Le risque de l'alcalose :
À l'inverse, si l'on respire trop vite ou trop fort (hyperventilation volontaire), on évacue trop de CO2. C'est l'Effet Bohr : l'oxygène reste prisonnier du sang et ne parvient plus au cerveau. Pour "tamponner" ce sang devenu trop alcalin, ce sont alors nos reins qui doivent travailler en urgence pour éliminer les bicarbonates et rétablir l'équilibre.
Une respiration calme et physiologique est donc, paradoxalement, bien plus nourrissante et moins épuisante pour nos organes qu'un souffle forcé.
Voir aussi cet article sur : la bonne pratique de la posture de l'aplomb.
LA RESPIRATION PHYSIOLOGIQUE ET L'APLOMB
La respiration se fait de façon naturelle dès lors que le corps est dans sa verticalité naturelle, son aplomb. Si les courbures physiologiques du rachis sont respectées grâce à l'antéversion du bassin produite par les jambes, le diaphragme peut jouer son rôle de moteur principal sans contrainte.
Le diaphragme est un muscle fascinant, véritable piston de la vie, relié directement à nos vertèbres lombaires (L2/L3) par ses piliers.
Le diaphragme joue son rôle de moteur principal à condition de retrouver ses appuis fondamentaux, à commencer par le pied et ses trois arches.
Dans une structure alignée :
il glisse avec fluidité, masse nos organes et permet une pression abdominale saine qui protège le dos.
Sans l'aplomb :
si nous respirons avec effort, si nous redressons avec volonté par les muscles superficiles du dos ou si notre posture est affaissée, le diaphragme ne peut plus glisser correctement.
Il risque alors de "pilonner". Sans que nous nous en rendions compte, il peut devenir un petit "marteau-piqueur" qui exerce une pression inutile vers le bas, fatiguant le plancher pelvien et créant des tensions dans le bas du dos.
C’est pourquoi, avant de chercher à augmenter le volume de notre souffle, nous apprenons d'abord à offrir au diaphragme un contenant stable et une structure osseuse juste. Il est alors crucial de comprendre le placement du bassin entre antéversion et rétroversion.
LE DISCERNEMENT : DE LA SURVIE À LA PAIX
La plupart de nos contemporains utilisent malheureusement une respiration « de survie » (respiration courte, haute ou buccale). Sans le savoir, cette manière de respirer envoie un signal d'alerte à notre cerveau, activant la "chimie de la peur" (libération de cortisol et d'adrénaline).
Le chemin que nous proposons est celui du passage du « faire » au « recevoir ». Le souffle n'est pas quelque chose que l'on doit "prendre" ou "maîtriser" avec force, mais un rythme que l'on accueille. Nous enseignons que la respiration juste consiste à ne pas chasser l'air à l'expiration, mais à le canaliser afin que l'inspiration devienne accueil.
Ici, la technique rejoint la dimension intérieure : la verticalité naturelle du corps (l'aplomb) devient le miroir de notre alignement intérieur et de notre capacité à être présent au monde, sans tension.
LE "BREATHWORK" : ATTENTION À LA MÉPRISE
Aujourd'hui, le terme Breathwork (travail du souffle) envahit les réseaux sociaux et les studios. Souvent issu de techniques comme la respiration Holotropique, Toumo (Yoga du froid) ou la méthode Wim Hof, il consiste généralement en une hyperventilation volontaire et rythmée.
S'il peut provoquer des états modifiés de conscience ou des décharges émotionnelles intenses, il est primordial de ne pas le confondre avec le Pranayama :
Le Breathwork est une sollicitation de force :
On cherche à bousculer le système nerveux pour obtenir une réaction immédiate. En évacuant massivement le CO2, on bascule volontairement en alcalose respiratoire (Effet Bohr).
Le Pranayama est une installation dans l'aplomb :
C'est une écoute fine qui cherche à réguler l'énergie vitale sans violenter la chimie du sang. C'est un état de non-faire où la structure osseuse porte le souffle.
En Yogathérapie, nous observons que forcer le souffle via le Breathwork sur un corps qui n'a pas retrouvé son aplomb, c'est comme accélérer avec un moteur dont les pièces sont mal emboîtées : on crée de la friction, de l'usure et, à terme, des blessures.
INCIDENCE DE LA RESPIRATION :
Une mauvaise respiration (courte, paradoxale), chez une personne en état de vigilance constante ou soumise à un stress répété, aura des répercussions profondes sur l'organisme. Le stress a un effet inhibant sur la respiration, ce qui devient une source d'acidose chronique, elle-même à l'origine de pathologies inflammatoires, de fatigue ou de maux de tête.
Le saviez-vous ?
Cette "chimie du stress" n'est pas qu'une sensation : c'est une réalité neurologique. Une respiration haute et rapide active l'amygdale cérébrale (notre centre de la peur) et sollicite nos glandes surrénales. Le corps ne fait alors pas la différence entre une urgence vitale et un stress quotidien.
À l'inverse, lorsque nous retrouvons une respiration physiologique et lente, nous stimulons le nerf vague. Ce nerf est le principal "frein" de l'inflammation dans le corps. Pour les personnes souffrant de pathologies inflammatoires comme la spondylarthrite, apprendre à calmer le souffle dans une structure d'aplomb est souvent la clé pour réduire naturellement les marqueurs de l'inflammation.
L'équilibre acido-basique : au-delà de l'assiette
Actuellement, beaucoup sont préoccupés par le maintien de l'équilibre acido-basique de l'organisme. S’intéresser uniquement à l’alimentation n’est pas suffisant : il est essentiel de se soucier de la qualité de notre respiration !
Voir aussi cet article sur l'alimentation.
Les valeurs de pH (sang artériel - plasma) considérées comme normales chez l'homme se situent entre 7,38 et 7,42. Pour maintenir cette fourchette, le corps fera toujours tout son possible (principe de l'homéostasie), car franchir ces paramètres aurait des conséquences graves. Le corps dispose de nombreux moyens au travers des fonctions respiratoires, rénales et hépatiques.
En cas d'acidose :
l'organisme va rechercher des éléments alcalins pour neutraliser l'acidité. S'il ne les trouve pas dans l'alimentation, il va puiser dans les os pour prendre du calcium et le transformer en carbonate de calcium. C'est ainsi qu'une respiration "de survie", pratiquée sur le long terme, peut finir par fragiliser notre structure même.
Le revers de la médaille : Le risque de l'alcalose
À l'inverse, lorsqu'on pratique une respiration forcée ou une hyperventilation volontaire (comme dans certains exercices de Breathwork intense), le corps rejette trop de gaz carbonique. Le sang devient alors trop alcalin : c'est l'alcalose respiratoire.
C’est ici qu’un autre organe entre en jeu pour protéger notre équilibre : le rein. Pour compenser cette montée du pH et "tamponner" cette alcalosité soudaine, les reins doivent travailler en urgence pour éliminer des bicarbonates dans les urines.
Si ces épisodes sont fréquents ou trop brutaux, nous imposons à notre système rénal une charge de travail épuisante. Plutôt que de réguler le corps en douceur, nous le forçons à une gestion de crise permanente. Une fois de plus, le discernement nous invite à privilégier la voie du milieu : une respiration physiologique qui respecte le rythme naturel de nos organes "tampons", sans les placer en état de saturation.
Pour illustrer l'importance de la qualité du souffle sur notre santé cellulaire, le graphique ci-dessous présente la courbe de dissociation de l'hémoglobine. Elle nous montre comment l'oxygène est transporté et, surtout, comment il est libéré (ou non) dans nos tissus.

Ce qu'il faut retenir de ce schéma :
La zone centrale (Bleue) : L'Équilibre (Homéostasie)
C'est la respiration physiologique normale. L'oxygène se lie à l'hémoglobine dans les poumons et se libère de manière fluide là où le corps en a besoin, sans stress métabolique.
Le décalage à droite (Rouge) : L'Acidose (Danger)
C'est la zone où le CO2 s'accumule excessivement. Le sang s'acidifie. Si l'oxygène est effectivement "largué" plus facilement, c'est le signe d'un corps en lutte qui doit puiser dans ses réserves minérales (os) pour compenser cette acidité. C'est le terrain de l'inflammation et de l'épuisement.
Le décalage à gauche (Vert) : L'Alcalose (Piège)
C'est la conséquence de l'hyperventilation. En évacuant trop de CO2, l'hémoglobine devient "trop collante" et garde l'oxygène prisonnier. Résultat : on respire à plein poumons mais on s'asphyxie au niveau cellulaire (cerveau, muscles).
Ce graphique est la preuve scientifique que le Pranayama n'est pas une question de volume, mais de justesse. L'enseignement de l'aplomb et du Pranayama juste vise à rester dans cette zone bleue centrale, évitant ainsi de basculer dans les mécanismes d'urgence du corps (acidose ou alcalose).
LA RESPIRATION
RESPIRATION PARADOXALE

Au moins 95 % de nos contemporains sont en respiration paradoxale :
ils respirent à l’envers sans s'en rendre compte...
À l’inspiration :
le thorax se gonfle, le ventre se rentre, diminuant la capacité respiratoire.
À l’expiration :
le ventre se gonfle, la cage thoracique s'effondre.
Le corps réagit alors comme s'il était en état de survie. Sans que nous le sachions, cette respiration envoie un signal d'alerte à notre cerveau, activant la "chimie de la peur" (le cortisol et l'adrénaline).
Sur le plan mécanique, le diaphragme ne peut plus glisser :
il se comporte comme un petit "marteau-piqueur" qui exerce une pression inutile sur le périnée et crée des tensions dans le bas du dos.
La respiration paradoxale a un effet direct sur le psychisme : elle est anxiogène et oppressante. Comment aller de l'avant lorsque la cage thoracique s'effondre ?
RESPIRATION BUCCALE : L'URGENCE SILENCIEUSE
De nombreuses personnes respirent par la bouche sans même s’en rendre compte. Il suffit que les lèvres soient à peine entrouvertes, de quelques millimètres seulement, pour que le corps bascule dans un mode respiratoire dégradé. Tant que la bouche reste la porte d'entrée de l'air, il est malheureusement impossible de rééduquer la respiration.
Pourquoi le nez est-il irremplaçable ?
Le nez n'est pas qu'un simple conduit, c'est une véritable "centrale de traitement" de l'air :
Le filtre vital :
Les cils et les muqueuses nasales capturent les poussières et les impuretés, protégeant ainsi la fragilité de nos poumons.
Le thermostat :
Le nez réchauffe et humidifie l'air entrant pour qu'il arrive à une température et une hygrométrie idéales pour les alvéoles pulmonaires. À l'inverse, l'air buccal arrive froid, sec et "brut", ce qui peut irriter les bronches.
La production de Monoxyde d'Azote (NO) :
Respirer par le nez permet de libérer ce gaz précieux produit dans les sinus. Le NO est un puissant vasodilatateur qui aide à l'oxygénation du sang et possède des vertus anti-inflammatoires.
Un signal de stress pour le cerveau
Au-delà de l'aspect mécanique, la respiration buccale est intrinsèquement liée à la "chimie de la peur". Pour notre système nerveux, ouvrir la bouche pour respirer est un signal d'urgence (comme lorsque l'on doit fuir devant un danger). Cela maintient le corps dans un état d'alerte permanent, sollicitant inutilement les glandes surrénales.
La porte vers la santé
Revenir à une respiration nasale est le premier pas indispensable pour quitter le mode de survie et retrouver le calme intérieur. Cependant, ce retour à la normale demande une grande écoute de soi et du discernement.
Attention :
Si la bouche s'ouvre d'elle-même, c'est souvent parce que le corps exprime un besoin vital. Par exemple, lors d'un effort ou d'un stress, le cœur s'accélère et réclame davantage d'oxygène. Si, dans ces moments-là, on force la fermeture de la bouche sans avoir d'abord apaisé le rythme cardiaque ou ajusté son effort, on risque de créer une mise en tension interne inutile.
Le but n'est pas de "verrouiller" la bouche par la volonté, mais de créer les conditions (posture de l'aplomb, détente des mâchoires, ralentissement de l'effort) pour que le corps se sente à nouveau en sécurité. Dès que le rythme du cœur s'apaise et que le besoin vital diminue, la bouche se ferme naturellement. C'est ce dialogue entre le cœur et le souffle qui mène à une véritable stabilité, sans jamais forcer la machine biologique.
RIRE À L'ENVERS : L'IMPACT INVISIBLE SUR LE PÉRINÉE
Respirer à l'envers a une conséquence directe et souvent ignorée : cela nous fait rire à l'envers. C'est-à-dire qu'au lieu de voir le ventre se tonifier, celui-ci se gonfle et se relâche sous la pression.
Même lors d'un petit rire, d'une simple toux ou d'un éternuement, si le ventre se gonfle, la masse viscérale (qui est un volume liquide incompressible) est violemment poussée vers le bas.
Les conséquences mécaniques :
Cette hyper-pression répétée vient "tasser" la vessie et pousser sur le périnée (ou la prostate chez les hommes). C'est ainsi que s'installent des troubles que l'on finit par croire "normaux" avec l'âge, alors qu'ils sont le fruit d'une mauvaise mécanique :
Fuites urinaires et incontinence d'effort.
Pesanteur pelvienne ou descentes d'organes (prolapsus).
Dépasser les expressions populaires
Les expressions comme "à pisser de rire" ou "en pisser dans sa culotte" font partie du langage courant. Si elles nous font sourire, elles révèlent pourtant une détresse du périnée. Non, ce n'est pas une fatalité ! Un rire physiologique devrait être une aspiration des viscères vers le haut et un grandissement de la colonne.
Le point de vigilance : Le Yoga du Rire
C'est ici que nous appelons à la prudence concernant le Yoga du Rire. C'est une pratique merveilleuse pour le moral, mais pour une personne en respiration paradoxale, rire de manière prolongée revient à "pilonner" son périnée pendant toute la séance.
Notre conseil :
Retrouver une respiration physiologique et une mise en place de l'aplomb sont préalablement nécessaires pour que le rire redevienne un soin et non une agression pour votre bassin.
Pour ceux qui souhaitent aller plus loin dans la pratique physique sans risque, nous proposons une séance de yoga dédiée au périnée.
LA RESPIRATION ABDOMINALE FORCÉE : MAÎTRISE OU DIALOGUE
Dans de nombreuses approches, on apprend à "gonfler le ventre" à l'inspiration. Cette technique peut être obtenue artificiellement, donnant cette capacité de diriger le souffle là où l'on veut. Il est vrai que cela peut générer une sensation de maîtrise rassurante et satisfaisante pour le pratiquant.
Pourtant, il est essentiel de se rappeler que le Pranayama n'est pas une prise de pouvoir sur le corps, tout comme l'Asana ne devrait pas être une contrainte pour les articulations.
Le risque du "ventre mou"
Contrairement aux idées reçues, une respiration abdominale totalement relâchée (ou forcée vers l'extérieur) exerce une pression anormale sur le périnée et, paradoxalement, empêche l'ouverture optimale des côtes.
Il est donc primordial de distinguer la respiration abdominale forcée (qui pousse les viscères vers le bas) de l'approche de la sangle abdominale contrôlée.
L'enseignement de l'Institut Kaivalyadhama
L'Institut Kaivalyadhama, centre fondateur de yoga en Inde, a démontré scientifiquement l'efficacité de ce maintien dès 1930. Leurs chercheurs ont mesuré que l'inspiration était plus complète lorsqu'on maintenait une légère tension musculaire abdominale (une pression de 21,2 mmHg contre 16,8 mmHg avec l'abdomen totalement relâché).
Pourquoi ?
Parce que pour s'abaisser et élargir les poumons vers les côtés, le diaphragme a besoin d'un point d'appui. Sans cette légère sangle, il s'enfonce dans le ventre comme dans du sable mouvant. Avec ce maintien subtil, il prend appui et ouvre la cage thoracique, optimisant ainsi les échanges gazeux et l'oxygénation cellulaire.
Ne pas "dresser" le corps
C'est cette maîtrise délicate, ni trop ni trop peu, que nous enseignons. L'objectif est d'éviter de "dresser un cheval sauvage à la cravache". Nous ne cherchons pas à dompter le corps par la force, mais à lui offrir les tuteurs nécessaires (l'Aplomb et la sangle) pour que le souffle puisse s'épanouir librement et en toute sécurité.
LA RESPIRATION SPONTANÉE :
QUAND LE SOUFFLE DEVIENT ÉVIDENCE
La première clé d'entrée vers le Pranayama n'est pas technique, elle est structurelle : c'est la mise en place de la respiration spontanée, celle qui ne demande aucun effort.
Cette respiration n'est possible que si la posture est juste, c'est-à-dire dans l'aplomb, où le dos conserve ses courbures physiologiques naturelles.
L'alignement des « voûtes » et la biotenségrité
L'aplomb n'est pas une rigidité, c'est un équilibre dynamique. Il assure l'alignement précis des « voûtes du corps » :
Le périnée (voûte basale),
Le diaphragme (voûte respiratoire),
Le voile du palais et le diaphragme crânien.
Cet alignement est le fondement de la Biotenségrité :
une organisation où les tensions et les compressions se répartissent harmonieusement. Sans cet équilibre, toute tentative d'assise ou de Pranayama devient une "imposture". Le corps, pour compenser le manque d'aplomb, se crispe, ce qui bloque inévitablement le souffle au niveau du plexus solaire.
PASSER DE L'EFFORT À L'AISANCE
Nous voyons trop souvent des pratiquants s'épuiser à vouloir "bien respirer" dans des postures affaissées. C'est un combat perdu d'avance qui génère de la fatigue plutôt que de la vitalité.
La posture juste est celle qui offre au souffle un espace libre. Lorsque les courbures sont respectées, le canal central se libère, la chimie de la peur s'efface au profit d'une sécurité profonde, et la respiration cesse d'être un exercice pour devenir une évidence. C'est dans ce silence de l'effort que le Pranayama peut enfin commencer à s'exprimer.

L’ASSISE : ENTRE POSTURE ET « IMPOSTURE »
Pour que la respiration spontanée s'installe, le contenant doit être stable. Toute posture assise au sol, sans support (Zafu, coussin, banc...), mène inévitablement à une flexion lombaire ou une hyper-lordose qui nous sort de l'aplomb.
Ce non-respect de l'alignement brise la synergie des « sphères » ou diaphragmes du corps : du périnée au diaphragme crânien, en passant par le voile du palais (zone marma Shringataka - lire l'article dédié). Ces mauvaises postures sont de véritables "impostures" : elles bloquent la respiration au plexus solaire et déforment la colonne d'air.

Sur la photo ci-dessus, remarquez ces assises sans support. Penchées en avant (tensions dans le dos), penchées en arrière (ventre serré), nuques cassées, orifice thoracique supérieur effondré, flexion lombaire....
Apprendre comment prendre l'assise correctement est le premier pas vers un Pranayama juste.
L'illusion de l'aisance
Comment se fait-il que nous ne percevions pas ces blocages ? Souvent, par habitude du stress, nous supportons des tensions inutiles (nuques cassées, thorax effondré). Pourtant, dès que l'assise est ajustée avec le bon support, tout se libère instantanément !
La mécanique de l'accordéon
Comprendre son corps aide à ne plus forcer. Imaginez vos poumons comme un accordéon :
L’inspiration : Ce n’est pas vous qui "poussez" l’air dedans. C’est parce que l’accordéon s’ouvre que l’air entre. Le diaphragme descend, prend appui sur les viscères et écarte les côtes.
L’expiration : On vide l’accordéon du bas vers le haut. L'air sort sans effort.
Sortir de l’attente : L'apport de Jacques Thiébault
Un obstacle majeur à cette fluidité est ce que Jacques Thiébault appelait « l’expectative anxieuse ». C'est ce blocage réflexe du souffle avant un mouvement ou une émotion.
Pour l’empêcher de se produire, notre secret est de travailler sur l’expiration. Au moment précis où le mouvement démarre, on commence l’expiration. On ne retient rien, on laisse la vie circuler.
CONSEILS PRATIQUES POUR OUVRIR LES CÔTES
Pour solliciter votre diaphragme sans tension, vous pouvez essayer ces petits gestes qui changent tout :
de faire un grand sourire.
De dilater les narines.
Humer un parfum.
D'ouvrir les pommettes.
Ouvrir l'orifice thoracique supérieur par le recul du menton.
De prononcer le son « iiiiii », ceci repose le diaphragme.
De prendre Hakini Mudra. C’est la descente des mains qui écarte les coudes et à une certaine hauteur les côtes s’élargiront. Avant l'invention des micros, certains orateurs plaçaient leurs mains ainsi afin que leur voix porte.
Dans cette structure juste, le périnée réagit comme un trampoline. Il ne demande pas une contraction volontaire et crispée des sphincters.
À l'inspiration, si le dos s'élargit sans que le ventre ne gonfle, la pression augmente et le périnée se manifeste de lui-même.
Mula Bandha se met alors en place spontanément. Il suffit de l'accompagner avec douceur, loin de toute tension des mâchoires.
LA RESPIRATION PHYSIOLOGIQUE :
La respiration physiologique n'est pas une "technique" que l'on apprend, c'est le mouvement naturel de la vie qui s'installe lorsque le corps ne rencontre aucun obstacle. La recherche de la respiration vraie est indissociable de la recherche du placement correct du bassin.
Elle se caractérise par trois piliers :
Le moteur : Le Diaphragme
Dans une respiration saine, le moteur principal est le diaphragme. À l'inspiration, ce muscle en forme de dôme descend doucement. Il vient prendre appui sur la masse viscérale (le ventre), ce qui lui permet de soulever et d'écarter les côtes inférieures.
Ce que l'on ressent :
Le ventre ne se "gonfle" pas comme un ballon, mais il se libère, tandis que la cage thoracique s'élargit comme un accordéon.
La porte d'entrée : Le nez
La respiration physiologique est exclusivement nasale. Le nez filtre, réchauffe et humidifie l'air. C'est aussi ce qui permet de réguler le rythme cardiaque. Si la bouche s'ouvre, c'est le signe que le corps bascule en mode "effort" ou "urgence".
Le rythme : calme et silencieux
Contrairement à la respiration de survie (haute et saccadée), la respiration physiologique est lente. Elle respecte l'équilibre chimique du sang :
Elle évite l'acidose (accumulation de CO2 due à un souffle bloqué).
Elle évite l'alcalose (fuite de CO2 due à un souffle trop rapide).
C’est une respiration qui "tamponne" naturellement notre système sans épuiser nos reins ou nos réserves de calcium.
LE RÔLE DÉTERMINANT DE L'APLOMB
On ne peut pas "forcer" une respiration physiologique dans un corps mal aligné.
Si le dos est voûté :
le diaphragme est écrasé, il ne peut plus descendre.
Si on se redresse avec la volonté en contraction du dos :
la cage thoracique est projetée. Le diaphragme est entravé.
Si le bassin est en rétroversion :
la sangle abdominale se verrouille (la fermeture éclair horizontale) et bloque le mouvement.
C'est seulement en retrouvant l'antéversion du bassin et la verticalité naturelle que le diaphragme retrouve sa liberté de mouvement. La respiration physiologique est donc la récompense d'une posture juste : elle devient une évidence dès que l'on cesse de lui faire obstacle.
RÉPONSE À UNE QUESTION FRÉQUENTE :
Qu'est ce que le relâchement de la sangle abdominale ?
On entend souvent dire qu'il faut "relâcher le ventre" pour mieux respirer. Mais physiologiquement, ce relâchement est impossible si le bassin n'est pas à sa place.
Le piège de la rétroversion :
Si le bassin bascule vers l'arrière (rétroversion), l'espace entre le nombril et le pubis se raccourcit. Le muscle droit de l'abdomen (les "tablettes de chocolat") se contracte pour compenser. C'est comme si nous fermions une fermeture éclair horizontale entre le nombril et le pubis : cela verrouille l'abdomen et bloque tout le massage viscéral produit par le diaphragme.
La libération par l'antéversion :
À l'inverse, en acceptant l'antéversion du bassin (la flexion des hanches), le droit de l'abdomen s'étire et s'efface. C'est alors que le périnée et les muscles transverses deviennent accessibles.
L'antéversion permet aux lombaires de s'étirer sous le poids du sacrum.
Elle permet aux muscles profonds du dos (les spinaux) de travailler efficacement pour ériger le rachis sans effort superficiel.
L'image de la fermeture éclair verticale :
Pour ne pas gonfler le ventre et donc ne pas distendre la sangle abdominale à l'inspiration, imaginez qu'il faut empêcher une fermeture éclair verticale (allant du pubis vers le nombril) de s'ouvrir. Cet étirement subtil permet à la cage thoracique de s'expanser réellement.
En résumé :
dès que nous retrouvons l'aplomb par la tonicité réflexe des jambes, l'abdomen se relâche enfin. Ce n'est pas un acte volontaire, c'est la conséquence d'un placement osseux juste et d'un équilibre des chaînes musculaires.
ORIFICE THORACIQUE SUPÉRIEUR :
L'orifice thoracique supérieur n’est pas un diaphragme au sens musculaire, mais dans la pratique, il se comporte exactement comme tel. Son ouverture est la condition sine qua non pour que le souffle et le son circulent librement vers la tête.
L'aplomb du regard et du menton
Pour ouvrir cet espace, il ne s'agit pas de "bomber le torse", mais de retrouver son aplomb :
Le recul du menton :
En reculant légèrement le menton, on permet à la septième vertèbre cervicale (C7) de "prendre sa place" et de restaurer le lien cervico-dorsal.
Lutter contre la "bosse de bison" :
Cet ajustement est le meilleur remède contre l'affaissement du haut du dos et le développement de la bosse de bison.
L'inclinaison juste :
La ligne oreille-bout du nez doit être légèrement inclinée vers le sol. À l'inverse, un menton avancé comprime les cervicales, limite les résonances et bloque la mobilité du larynx.
Le grandissement à l'expiration
Contrairement aux idées reçues, l'expiration ne doit pas être un effondrement.
Selon Jacques Thiébault :
L’inspire allonge les lombaires.
L’expire allonge les dorsales et les cervicales.
Les côtes fonctionnent comme un "décapsuleur" au niveau des vertèbres : leur abaissement à l'expiration provoque mécaniquement un grandissement de la colonne. Il n’y a donc aucune raison qu’il y ait tassement si l'OTS reste libre et le manubrium (haut du sternum) bien placé.
Le souffle au service du son (chant, mantra ou kirtan)
Lors de la pratique du chant, des Mantras ou du kirtan, la posture correcte devient vibratoire.
Afin que le son s'exprime pleinement, l'orifice thoracique supérieur doit rester "ouvert" pour laisser passer la vibration sans que la gorge ne se serre.
C'est là que le souffle devient véritablement un vecteur d'énergie.

RÉSUMÉ :
LA SYNERGIE DES VOÛTES ET LA BIOTENSÉGRITÉ
Pour bien comprendre la respiration, il faut voir l'abdomen comme une zone située entre deux planchers : le diaphragme en haut et le périnée en bas. Contrairement au thorax, qui est un volume gazeux compressible, l'abdomen se comporte comme une zone remplie de fluide, donc incompressible.
Cette réalité physique permet de comprendre comment le périnée réagit à chaque changement de pression, à une condition absolue : être sur son aplomb.
L'alignement des sphères
L'aplomb, c'est l'empilement parfait des "voûtes" du corps, comme une structure de sphères en équilibre.
Ces voûtes sont essentielles à notre biotenségrité :
Voûte plantaire
Périnée
Diaphragme thoracique
Orifice thoracique supérieur
Voile du palais
Diaphragme crânien
Ces voûtes, bien connues des chanteurs lyriques et de la tradition chinoise, se retrouvent même dans les représentations sacrées du "Christ en majesté". Elles sont les garantes de notre verticalité et de notre santé.
Le périnée : un trampoline, pas un verrou
À l'expiration :
le ventre se déprime sous l'action des transverses, et le périnée répond naturellement comme un trampoline.
À l'inspiration :
si le ventre ne se gonfle pas, il y a un changement de pression interne qui sollicite le périnée.
Le danger :
Si le ventre se gonfle (respiration abdominale forcée), il n'y a plus de changement de pression, mais une poussée brutale vers le bas. C'est le "massacre" du périnée.
Sortir de l'hérésie de la contraction permanente :
Vouloir contracter le périnée ou "Mula Bandha" en permanence par la volonté est une erreur qui finit par fibroser les tissus et nous faire sentir en échec. Dans la respiration physiologique, le périnée vit sa vie tout seul, naturellement, dès lors que le poids du corps est sur les talons et le bassin en antéversion.
Impossible en rétroversion :
Nous vous invitons à essayer, à expérimenter dans votre propre corps, et à oser revoir vos présupposés.
La vérité du souffle se trouve dans la liberté de la structure.
LAISSER RESPIRER
Nous partageons le sens profond de cette phrase souvent banalisée décrite par Pierre Feuga :
"Ne pensez jamais lorsque vous expirez que vous "chassez l'air" : pensez plutôt que vous le donnez, que vous l'offrez. De même n'associez jamais l'inspiration à "prendre" : recevez, accueillez, acceptez ce qui vient. Ne laissez jamais intervenir la volonté dans les intervalles : abandonnez l'idée et jusqu'au mot "rétention" (quelle avarice de vouloir retenir). Le souffle s'interrompt, se suspend : très bien, savourez cette absence, sans projection, sans anticipation. Il reviendra quand il le voudra, il vous quittera quand il le voudra. Mieux encore, prenez le point de vue du souffle : à l'inspiration, envahir le corps. À l'expiration, envahir cet espace paraît-il extérieur, allez loin, diffusez-vous à l'infini."
Éveillez la conscience-témoin, éveillez le souffle-esprit... Gardez tout cela présent lors de votre pratique afin de vous aider à ensuite pouvoir le vivre au quotidien.
Il est nécessaire de vider pour pouvoir laisser emplir à nouveau !
CONCLUSION :
LA RESPIRATION, FONDEMENT DU BIEN-ÊTRE GLOBAL !
Le souffle, Pneuma, Ruah ou Prana, est bien plus qu'un simple échange gazeux. C'est le rythme sacré qui connecte votre corps, votre mental et vos émotions. Comme nous l'avons exploré, la plupart de nos contemporains respirent aujourd'hui un souffle de "survie" : court, paradoxal et souvent bruyant. C'est l'exact opposé de l'art du Pranayama.
Cette dégradation n'est pas anodine.
Elle est la source d'une cascade de déséquilibres :
Physiques :
fragilisation du périnée, acidose chronique, tensions dorsales.
Neurologiques :
activation de la chimie de la peur au détriment du nerf vague.
Psychiques :
sentiment d'oppression et fatigue chronique.
La voie de la subtilité
Les grands maîtres yogis l'enseignaient : le Pranayama, pour être bénéfique, doit être subtil et sans effort. La science moderne le confirme désormais : le secret d'une pleine oxygénation et d'un système nerveux apaisé réside dans une respiration légère, lente, profonde et nasale.
La puissance du souffle n'est pas un mystère ou une performance à accomplir ; c'est une question de biomécanique juste. La respiration spontanée et physiologique, celle qui vous porte chaque jour sans effort, commence par un corps en aplomb. Sans cet alignement fondamental, toute tentative de Pranayama, même légère, reste une « imposture » et une contrainte pour votre structure.
Votre chemin vers le souffle vrai
Si vous sentez que votre respiration est bloquée, si vous souffrez de tensions chroniques ou si vous souhaitez simplement passer de la "survie" à la "présence", commencez par votre structure. Retrouvez l'antéversion, libérez vos voûtes, et laissez le souffle vous habiter.
NOTRE PHRASE SIGNATURE : Le Pranayama n'est pas une performance de souffle, c'est l'art d'habiter une structure corporelle si juste que la respiration n'a plus besoin d'être faite, mais devient une évidence.
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Cath et Serge
Article mis à jour le 22/01/2026, enrichi par les dernières recherches en biomécanique, en biotenségrité et par les récentes découvertes en neuro-physiologie du souffle.
BIBLIOGRAPHIE & SOURCES SCIENTIFIQUES
Ouvrages de référence (Anatomie et Yoga d'aplomb)
B.K.S. Iyengar, Pranayama Dipika : Lumière sur le Pranayama. (Pour la rigueur de la structure et la mise en garde contre la force).
Blandine Calais-Germain, Anatomie pour le mouvement : Tome 2. (Pour la biomécanique du diaphragme).
Jacques Thiébault, Archives personnelles et notes de recherche sur la respiration. (Référence centrale pour le lien cervico-dorsal et l'orifice thoracique supérieur).
Dominique Martin, Changez de posture(s). (Pour l'approche globale de l'aplomb et de la posture).
Études et Références Médicales
Sur l'Effet Bohr et l'oxygénation cérébrale : Laffey, J. G., & Kavanagh, B. P. (2002). Hypocapnia. New England Journal of Medicine.
Raichle, M. E., & Plum, F. (1972). Hyperventilation and cerebral blood flow. Stroke. (Démontre la vasoconstriction cérébrale liée à l'alcalose).
Sur le rôle des Reins et l'équilibre acido-basique :
Hamm, L. L., et al. (2015). Acid-Base Homeostasis. Clinical Journal of the American Society of Nephrology. (Rôle tampon des reins et élimination des bicarbonates).
Sur la biomécanique du Diaphragme et des Lombaires (L2/L3) :
Kolar, P., et al. (2010). Postural Function of the Diaphragm in Persons With and Without Chronic Low Back Pain. JOSPT. (Lien entre douleur lombaire et mauvaise fonction diaphragmatique).
Bordoni, B., & Zanier, E. (2013). Anatomic connections of the diaphragm. Journal of Multidisciplinary Healthcare.
Sur la Biotenségrité et le placement du Bassin :
Donald Ingber (Harvard) & Stephen M. Levin. Travaux fondateurs sur la Biotenségrité et le support pelvien (2002).
Hodges, P. W., & Richardson, C. A. (1997). Feedforward responses of abdominal muscles associated with movements. (Impact du placement du bassin sur les réflexes abdominaux profonds).
Sur le système nerveux (Nerf Vague) :
Porges, S. W. (2011). The Polyvagal Theory. (Lien entre respiration physiologique lente et sécurité neurologique).




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